Bruit usine COSTIMEX : efforts de l'industriel

C’est en mars 2007 que nous avons commencé les contacts avec la direction de l’usine Costimex, rue du Bassin de l’Industrie au port du Rhin. Ce qui nous a donné depuis l’occasion d’être en rapport avec pas moins de cinq directeurs successifs, dans cette société filiale du groupe agro-industriel Soufflet où le « turn over » du personnel semble pour le moins important.


La nuisance concernant cette maïserie est sonore : émettant en hauteur, le bruit de ventilation porte loin, et se fait entendre essentiellement la nuit lorsque le bruit de la ville s’estompe.

Après plusieurs séries de mesures de bruit sur le site et dans nos quartiers, effectuées par nous-mêmes et par l’industriel, ce dernier a pris en compte notre demande et mis en œuvre des investissements conséquents destinés à limiter les émissions sonores. Les travaux ont consisté à installer plusieurs silencieux et à modifier les systèmes de rejet en toiture.


L’industriel nous a communiqué les résultats d’une étude de bruit qu’il a fait réaliser en février 2010, qui montre une nette amélioration de la situation sonore par rapport aux mesures avant travaux.


Nous avons donc fait part de notre reconnaissance au directeur, M. Cassignol, tout en lui indiquant que nous procèderons également nous-mêmes à des mesures sonométriques afin de croiser nos résultats. Ce sera également l’occasion de mesurer les émissions sonores des autres industries du port dont l’évolution des process peut toujours faire émerger de nouvelles nuisances.


Au final, et sous réserve bien sûr que nos résultats confirment ceux de Costimex, nous pouvons légitimement nous satisfaire de cette issue positive résultant d’une concertation active avec l’industriel.
 
Mai 2010
 
 
Depuis quelques années l’ADIQ est en rapport régulier avec les dirigeants de l’usine Costimex au port du Rhin (maïserie), identifiée comme l’émetteur principal de bruit dans nos quartiers.
 
Nos rapports avec cet industriel, comme avec d’autres, visaient à trouver une solution, dans la concertation, au problème de nuisances sonores.
 
Des travaux avaient été programmés pour avril 2009, puis repoussés. Un rappel de notre part au directeur général était suivi d’une réponse de l’industriel en date du 20 octobre.
 
Celui-ci nous informe que depuis le début de septembre a été mis en œuvre un premier équipement, qui sera suivi d’une deuxième intervention avant la fin de l’année.
 
Le directeur précise que ces modifications doivent être de nature à atténuer la gêne occasionnée par les deux principaux ventilateurs du site.
 
Au début de 2010 l’industriel fera réaliser une étude de bruit par un organisme agréé pour mesurer l’effet par rapport à la situation initiale, au regard des normes en vigueur. Il nous informera des résultats avant d’envisager des mesures complémentaires.
 
Voici donc un issue positive qui devra certes être confirmée, mais qui montre bien qu’il est souvent préférable, car plus efficace, de travailler en bonne intelligence avec les industriels du port.
 
 
 
Novembre 2009
 
 
 

BRUIT INDUSTRIEL NOCTURNE


Cela fait maintenant quelques années que nous sommes en rapport avec l’industriel COSTIMEX, spécialisé dans la maïserie, en vue de la réduction de ses émissions sonores.


Le bruit de cette usine est masqué le jour par le bruit ambiant de la ville ; il réapparait à la nuit, si les conditions météorologiques le portent, au fur et à mesure que la ville s’endort (dire que la ville s’endort serait peut-être contesté dans certains secteurs exposés à la nuisance…).


Ainsi que nos lecteurs le savent, l’ADIQ applique avec les industriels du port « la méthode SPPPI », sigle du Secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles, basé à la DRIRE d’Alsace, où notre association pilote une commission.


La méthode SPPPI réside dans la concertation et la discussion avec les industriels pour rechercher et aboutir ensemble à des solutions.


La plupart du temps, les industriels respectent les prescriptions préfectorales auxquelles leur autorisation d’exploiter les a soumis. Il faut donc leur demander plus que ce à quoi qu’ils sont obligés. C’est ce que fait le SPPPI.


Cela prend en général du temps en discussions, recherches et mesures, avant que l’industriel décide d’investir pour réduire la nuisance. Nos tractations avec les Grands Moulins de Strasbourg ont duré quelques années jusqu’au résultat ; c’est également le cas avec COSTIMEX.


C’est par lettre du 18 février 2009 que le responsable d’exploitation de l’usine nous répondait que COSTIMEX et sa maison mère le groupe SOUFFLET avaient décidé d’engager les travaux réparateurs, dont il espérait la fin d’ici la fin d’avril 2009, et qu’il nous convierait ensuite à une nouvelle campagne de mesures de bruits de façon à valider l’efficacité des investissements.

Un nouveau rapprochement avec l’industriel au début de mai nous informait que les travaux avaient débuté mais qu’un retard lié à leur importance en reportait la fin à l’automne.


Peu de temps après nous apprenions un ralentissement programmé de l’activité de l’entreprise.

Quoi qu’il en soit il y aura encore du bruit nocturne cet été, peut-être atténué. Supportons encore un été et voyons ensuite…

Jean-Luc DÉJEANT, mai 2009

BRUIT NOCTURNE DE L'USINE COSTIMEX : SUITE

 

Avec la douceur qui s'installe, on laisse les fenêtres ouvertes la nuit. Et pénètre le ronronnement, pas celui d'un chat mais de l'usine Costimex, filiale du groupe Soufflet, que nous vous avons déjà présentée (Le Quinze de mai 2007).

Après notre intervention auprès du directeur, en mars 2007, celui-ci avait fait entreprendre des mesures de bruit trois mois plus tard dans nos quartiers, dont les résultats ont été malheureusement inexploitables pour cause d'orage.


Après relance de notre part, l'industriel nous indiquait fin juillet 2007 que les investigations reprendraient en septembre 2007.

Or depuis rien ne s'est passé. Il est vrai que l'usine a traversé une conjoncture économique défavorable, dont nous avons su tenir compte en prenant patience. Mais aujourd'hui, ainsi qu'on le sait, le marché des céréales et du maïs a véritablement explosé, dans un sens favorable aux producteurs et aux industriels.

C'est pourquoi l'ADIQ s'est rappelée au bon souvenir du nouveau directeur de Costimex, M. Jean-Philippe POULIN, par courriel avec copie au service de l'inspection des installations classées de la DRIRE Alsace.

Nous lui avons demandé ce qu'il pouvait prévoir pour régler cette situation qui dure trop aux dires des habitants. En même temps nous lui avons précisé que nous privilégions toujours la concertation et l'arrangement amiable, comme nous l'avons fait avec les Grands Moulins de Strasbourg, également pour des nuisances sonores, avec des résultats satisfaisants. Mais que lorsque nous n'avons plus le choix nous savons agir efficacement en justice.

L'industriel vient de nous répondre qu'il va relancer des mesures de bruit à la fin de mai. A priori il ne faudra pas s'attendre à un règlement de la question pour cet été.


Jean-Luc DÉJEANT, mai 2008

BRUIT NOCTURNE DANS NOS QUARTIERS :

UNE INDUSTRIE CHASSE L'AUTRE

 

Les bruits se suivent et se ressemblent, pourrait-on dire, et voici pourquoi.

Nos lecteurs savent que l'ADIQ intervient depuis 1999 sur les questions de nuisances sonores, en réponse aux plaintes des habitants relatives au bruit émanant de la zone industrielle du port du Rhin, perceptible essentiellement de nuit, lorsque les conditions atmosphériques s'y prêtent.


Les mesures acoustiques auxquelles nous procédons depuis cette époque avaient mis en évidence la responsabilité principale des GRANDS MOULINS DE STRASBOURG dans ces nuisances.


C'est pourquoi nous étions intervenus auprès de cette société et de son directeur technique M. BIEGEL, au début certes en montrant nos dents, mais ensuite au travers d'une collaboration franche et régulière visant à réduire les émissions sonores des Grands Moulins dans l'environnement.


C'est ainsi que les Grands Moulins ont agi progressivement sur leur process industriel, et l'on peut considérer aujourd'hui qu'ils ont fait ce qu'il fallait ­– ce dont nous leur savons gré –, car leur impact sonore sur nos quartiers s'est considérablement réduit. Qu'ils soient remerciés pour cet effort qui démontre que l'on peut agir avec les industriels à défaut de le faire contre eux.


Néanmoins d'autres émissions sonores, quasiment similaires, ont émergé. Une étude acoustique de l'APAVE en 2006 a quantifié le bruit nocturne dans nos quartiers ; elle a conclu à la disparition de l'émergence des GMS et à la présence d'autres sources sonores importantes dans le secteur.

De notre côté nos nouvelles séries de mesures ont tout d'abord permis de confirmer nos précédentes conclusions quant à l'incidence secondaire des autres émetteurs de ce secteur du port du Rhin (Armbruster, Malteries d'Alsace, Somes).


En revanche depuis 2006 nous avons pu constater que le bruit émanant des installations de COSTIMEX, jusque là émetteur secondaire lui aussi, avait notablement augmenté. Cette augmentation, et le fait que l'émission se produise en hauteur, font désormais de COSTIMEX la source principale de nuisances sonores dans nos quartiers.


Cette situation illustre bien la difficulté de la lutte pour la protection de l'environnement à proximité d'une zone industrielle aux activités multiples et à l'évolution permanente.


L'ADIQ a les capacités de mener à bien des procédures judiciaires importantes, telle celle relative au stockage des farines animales à la SOGEMA il y a quelques années ; pour autant elle ne s'y résout qu'au constat de l'impossibilité de parvenir à une solution amiable : nous n'avons pas pour vocation de gêner le bon fonctionnement des industries du port, lesquelles profitent à l'économie locale.

Mais notre rôle est de veiller – fermement – à ce que leur fonctionnement ne porte pas préjudice au quotidien des habitants.

C'est exactement ce que nous avons écrit au directeur de COSTIMEX, M. ESTAVOYER, en lui demandant une entrevue afin de connaître la position de sa société sur la question et savoir si une solution durable pouvait être envisagée amiablement.

C'est ainsi que le 27 mars une délégation de l'ADIQ a été reçue aimablement sur le site par le directeur et son responsable maintenance et travaux neufs ; leur attitude d'ouverture et de bonne volonté nous a paru de bon augure pour parvenir à une solution. Dans un premier temps il a été prévu d'identifier les sources sonores concernées, en collaboration avec l'ADIQ.

Voici donc un nouvel interlocuteur pour notre association dans la défense des intérêts de nos quartiers. Nous allons tâcher d'avancer avec lui, avec l'objectif d'aboutir dans les meilleurs délais, et vous en tiendrons au courant.


Jean-Luc DÉJEANT, mai 2007


COSTIMEX EN QUELQUES MOTS

Présente au port du Rhin depuis 1919 au 7 rue du Bassin de l'Industrie, la société COSTIMEX, filiale du groupe agro-industriel Soufflet, est une usine agro-alimentaire spécialisée dans la transformation du maïs en semoule et farine. Une part mineure de l'activité est consacrée à la transformation de pois cassés.

Les produits finaux, garantis exempts d'OGM, sont destinés essentiellement à l'industrie alimentaire humaine (snacks apéritifs, céréales petit déjeuner, cornflakes, gritz pour les brasseries), tandis que les produits dérivés du maïs sont dédiés à l'alimentation animale (bétail, chevaux). Les ventes se répartissant par tiers entre la France, l'Europe et les pays tiers.

L'effectif salarié est d'une cinquantaine de personnes. La quantité traitée demeure stable avec 200 000 tonnes par an. Le transit entrant et sortant se fait essentiellement par le Rhin. Dans sa spécialité de fabricant de semoule de maïs, COSTIMEX représente la moitié de la production française, étant précisé qu'il s'agit là d'un petit créneau au regard de l'industrie de transformation du blé.

 

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